Francs de pieds

25 septembre 2013

L’essentiel du vignoble français pousse, en réponse aux attaques du phylloxera qui la ravagea à la fin du XIXème, sur des porte-greffes résistants. Albert Macquin qui arriva à Saint-Emilion à cette époque-là contribua largement à la vulgarisation de cette pratique. En ce sens il aida à reconstituer le vignoble en perdition. A Pavie Macquin, en bordure de plateau, une étroite terrasse s’est aujourd’hui transformée en un petit laboratoire. Les dix ares exposés au sud accueillent cette expérience : un retour au « franc de pied ». Les cabernets francs qui ont été choisis pour réaliser cette expérience sont issus d’une sélection massale et plantés avec une densité élevée (12 000 pied/ha). S’ils n’entrent pas encore dans le grand vin, ces jeunes plantes sont observées de près.